Dans cette série, les sporogones de mousse deviennent des sculptures délicates, dressées dans la lumière. Leurs silhouettes fines se détachent à peine du fond, comme des traits de pinceau posés sur une toile diaphane.

Le regard se perd dans les flous, les halos et les transparences. Chaque détail semble suspendu, fragile, presque immatériel. Ces images transforment l’infiniment petit en paysage intérieur, où la douceur et la légèreté tiennent lieu de matière.

Ces fragments de nature invitent à ralentir, à s’approcher, à découvrir la beauté ténue de ce qui, d’ordinaire, échappe à l’œil. Elles nous rappellent que la poésie se niche parfois dans les formes les plus discrètes.