Le froid se fait sculpteur, le végétal devient écriture.
Chaque tige se couvre d’une dentelle blanche, fine comme un souffle, fragile comme un souvenir.
La lumière glisse sur ces fils gelés, révélant une géométrie éphémère, un dessin que le jour effacera.
Le givre écrit sur la nature des mots silencieux, une calligraphie du temps suspendu.
Dans cette matière de lumière et de froid, tout semble prêt à disparaître et c’est là, justement, que naît la beauté.